J’ai toujours admiré les artistes, les créateurs, chanteurs, auteurs, peintres… Et encore plus ceux qui se servent de leur arts pour nourrir le monde de belles valeurs. Voilà sûrement ce qui m’a poussée à créer une formation internet pour « vivre sa Nature » !

Portrait d’Emma, chanteuse et amie chère à mon coeur rencontrée, il y a 3 ans dans une formation de CNV.

La musique a toujours fait partie de ma vie. Je suis née au Québec dans une famille d’artistes, un père compositeur, une mère artiste-peintre, un frère qui fut acrobate, puis photographe ; et trouver ma place m’a pris du temps…

J’ai commencé à prendre des cours de chant à l’âge de 15 ans. Depuis toute petite je voulais apprendre à chanter, mais aucun professeur de chant ne voulait me donner des cours ; ils avaient peur d’abîmer ma voix.

Nous n’étions pas à l’époque de ces émissions pour enfants telles « the voice kids », le chant était réservé aux adultes ! J’ai donc pris mon mal en patience…

À 15 ans, un professeur a bien voulu me prendre comme élève et j’ai commencé à travailler ma voix. Les cours consistaient à faire des gammes, à poser sa voix, et à chanter des airs classiques. Moi, ce que j’aimais c’était chanter. Donc de la musique classique ou autre chose peut m’importait, même si ce n’était pas vraiment le répertoire que j’écoutais étant beaucoup plus attirée par les chanteuses de folk américain…

Et puis à cette même période, à l’âge de 16 ans j’ai commencé à faire de la méditation zen, dans un dojo à Québec. Cette expérience a été le début d’un long chemin qui se poursuit encore aujourd’hui… Lorsque j’y repense, je me demande bien ce qu’une gamine de 16 ans allait faire dans cet endroit. Je pense que ces moments de méditation me permettaient de faire face aux difficultés de ma vie et je me sentais tellement légère après ces méditations. C’était comme si on m’enlevait à chaque fois un poids de mes épaules.

À 19 ans, j’ai quitté mon pays pour suivre mon amoureux et je suis arrivée en France. Cela a été pour moi une période difficile de ma vie. Mais être déracinée aussi jeune, dans un pays avec une mentalité différente de la mienne et aucune personne que je connaissais a été une épreuve qui m’a permise de savoir ce qui était important pour moi dans la vie…

Le chant m’a permise de m’enraciner à nouveau…

J’ai eu plusieurs professeurs de chant, tous à leur manière m’apprenaient des choses sur moi.

J’ai toujours vu la musique comme un chemin de connaissance de soi. Pour moi, ma voie, c’était ma voix… J’aimais ces moments où je pouvais m’exprimer par le chant et je sentais que c’était vraiment ce qui me passionnait dans la vie. Et parallèlement à cela, je continuais une démarche intérieure, par la méditation, par des rencontres avec des personnes qui me faisaient me questionner sur le sens de la vie…

Tout était déjà en place pour m’épanouir, mais je ne le savais pas encore…

J’étais alors dans un univers musical assez classique et j’étais plutôt attirée par la musique sacrée que je trouvais très porteuse et inspirante. J’ai donc chanté dans un trio vocal où nous interprétions uniquement des chants a capella. Ce fut une période de ma vie où j’ai vécu des moments magiques. Les lieux dans lesquels nous donnions des concerts étaient empreints de sérénité ; c’était souvent des églises. Nous chantions des stabat mater, des chants pour la plupart religieux. Ce qui me plaisait ce n’était pas que ce soit des chants religieux, c’était le fait que  lorsque je les chantais je me sentais transportée, connectée à quelque chose de plus grand que moi…

Et puis un jour j’ai senti que la musique classique m’empêchait d’être qui j’étais pleinement et j’avais envie de sortir de ma zone de confort. Je sentais que j’avais besoin de laisser s’exprimer quelque chose de plus libre, de plus improvisé. Je n’étais pas encore prête pour composer mes propres chansons… mais j’étais prête pour changer d’univers et je me suis dirigée vers le jazz. Une sorte de passage vers autre chose…

Ce fut une étape importante pour moi, car je me suis mise à composer des paroles pour notre groupe de jazz. Mais, à aucun moment je n’ai pensé y mettre de la musique.

Et puis, j’ai quitté ce groupe de jazz, sans que nous ayons eu le temps de travailler mes chansons et je me suis retrouvée avec ces textes. Jouant du ukulélé et de la guitare et je me suis mise à mettre de la musique sur ces textes, très naturellement comme si j’avais étrangement fait ça toute ma vie…

Je me retrouvais donc avec ces chansons et avec l’envie de les partager. Au même moment mon père est venu chez moi pour quelques jours de vacances. Il n’avait jamais entendu mes chansons et quand je lui ai joué, il m’a proposé d’en faire les arrangements et d’enregistrer un disque. Là aussi, tout coulait de source… C’était vraiment comme si c’était le bon moment et que tout se mettait en place pour que cela se passe.

Je me suis quand même demandée ce que nos deux univers pourraient bien faire ensemble. Car mon univers à moi est plutôt folk-pop, tandis que mon père est connu pour avoir composé les plus belles musiques du Cirque du Soleil, univers assez éloigné du mien. J’étais curieuse et aussi ravie de pouvoir partager avec mon père ce projet musical, qui me tenait tellement à cœur. Au final, j’ai été étonnée et très heureuse que nos deux univers aient pu se rencontrer et ne faire qu’un dans le respect de l’authenticité de l’un et l’autre.

Car, c’était vraiment important pour moi de conserver ce qui est essentiel quand je compose. Le fait de me connecter à ce qui en moi et en chaque de nous est beau, lumineux et joyeux… ainsi que le fait d’essayer de l’exprimer et de le partager.

Dans le monde dans lequel nous vivons l’accent est souvent mis sur ce qui ne va pas, sur ce que l’humain est capable de faire de pire et il nous est rarement montré tout ce qui est mis en place par une grande majorité pour améliorer ce monde, en terme de générosité, d’entraide, de beauté et de bonté.

Étant passionnée par la psychologie positive, qui est la science qui étudie tout ce qui peut rendre l’être humain plus heureux, j’ai eu envie de composer la majorité de mes chansons dans cette optique, d’essayer de montrer le verre à moitié plein, plutôt qu’à moitié vide.

J’ai souhaité proposer des chansons remplies d’espoir, de joie ; des chansons qui peuvent être drôles, joyeuses et certaines fois plus profondes. Mais l’important pour moi est qu’il y ait ce message d’espoir en l’humanité.

Aujourd’hui, j’ai vraiment le sentiment que tout ce qui m’anime dans la vie, c’est-à-dire la musique et ma démarche personnelle, ne font plus qu’un et me permettent de vraiment être moi-même et d’exprimer mon authenticité. C’est comme si tout ce qui était déjà là quand j’étais adolescente a pris un sens pour moi aujourd’hui. J’ai réussi à mettre ensemble les deux choses qui me passionnent le plus dans la vie et c’est vraiment un bonheur de pouvoir le partager à travers mon disque, que j’ai intitulé « Gratitude ».

 Emma DUPÉRÉ 

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