Magali a un parcours de vie qui m’a touchée.
Son début de vie ressemble tellement à ce que tout le monde vit quotidiennement ! Boulot, Open Space, métro, dodo… Et pourtant…
Elle a eu le courage de suivre ses rêves ! Et l’univers le lui rend bien…

Je m’appelle Magali, je suis une fille normale.

Par normale, je veux dire, j’ai 35 ans, un mari et deux enfants que j’aime plus que tout.

J’ai eu une enfance classique. Je viens d’une famille ni riche ni pauvre. Je ne suis ni blonde, ni brune, ni grande, ni petite. Bref, je suis normale.

Et pourtant, comme toi, comme elle, comme lui, je suis unique.

J’ai des qualités et quelques jolis défauts qui font ce que je suis, dans toute ma singularité.
Mais surtout, j’ai des rêves qui n’appartiennent qu’à moi.

Et aujourd’hui, ces rêves, j’ai décidé de les poursuivre.

Laisse-moi te raconter mon histoire…

« Le vrai vagabond est celui qui évite les chemins tracés. » – Robert Sabatier

Je suis une vagabonde, une aventurière.

D’aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours été attirée par la route, l’océan, les horizons lointains, les voyages, les rencontres.

J’aurais bien aimé être Marco Polo ou Christophe Colomb ou n’importe quel explorateur…

Et pourtant, un jour la vie m’a mis dans un open space.

Enfin, je dis la vie, mais c’est plutôt le système qui voulait que je sois là. J’ai suivi, sans trop
me poser de questions, le parcours que la société avait tracé pour moi : études, diplôme, puis salariat. Une suite logique…

J’avais réussi jusqu’alors à mettre du voyage et de l’aventure dans mon parcours, mais là, je me retrouvais posée dans un job pépère, à compter les heures jusqu’au soir, les jours jusqu’au weekend et les semaines jusqu’aux vacances.

On ne peut pas dire que j’étais franchement malheureuse. Je sentais juste que je n’étais pas à la bonne place. Et jour après jour, je sentais mon petit feu intérieur s’éteindre…

« Si vous pensez que l’aventure est dangereuse, essayez la routine… Elle est mortelle ! » – Paulo Coelho.

Chaque matin, je laissais mon cerveau à l’entrée de l’usine. D’abord, je n’en avais pas vraiment besoin et ensuite, j’avais remarqué qu’on n’aimait pas trop que je l’utilise.

Mes « Pourquoi ? » et mes « Et Si ? » dérangeaient. On m’expliquait le « Comment » et moi, j’en grattais la surface pour découvrir le vide en dessous, quel culot !

Les réorganisations successives avaient généré un millefeuille hiérarchique. Chaque manager devait justifier son poste en inventant un nouveau truc inutile à faire, une nouvelle usine à gaz à implémenter.

Moi, j’aimais mon entreprise. J’aimais ses produits, j’aimais son histoire. Pour tenter de la soigner, je remontais les dysfonctionnements au lieu de mettre sagement mes œillères comme les autres cadres.

C’était peine perdue. On s’en moquait royalement que l’arbre meurt, chacun ne se préoccupait que de la branche sur laquelle il était assis !

Autour de moi, les autres idéalistes, ceux qui cherchaient à faire avancer les choses, s’épuisaient et tombaient comme des mouches : dépression, burn-out, maladie…

Ainsi, jour après jour, mois après mois, anesthésiée, éteinte, je laissais passer la vie et mes rêves prenaient la poussière.

« Tu ne traverseras jamais l’océan si tu as peur de perdre de vue le rivage » – Christophe Colomb

Une partie de moi sentait profondément que je n’avais rien à faire ici, qu’il me fallait aller chercher ma vraie place, exprimer ma vraie nature.

Et une autre me traitait d’enfant gâtée. J’avais un job de rêve : des horaires cools, un bon salaire, des collègues sympas et tout ça, à quelques centaines de mètres de chez moi.

Je pensais à mon grand-père qui aurait tout donné pour avoir ce boulot, lui qui avait trimé toute sa vie comme ouvrier. Lui qui était tellement ravi que j’aie une « position ».

En plus, j’habite dans une région où il est vraiment compliqué de trouver du travail. Pas question de prendre le risque de mettre ma famille en difficulté !

J’étais tiraillée entre mes aspirations de liberté et d’aventure et mon besoin de sécurité. J’étais comme un oiseau en cage. J’avais les clés, mais je n’osais pas ouvrir la porte et m’envoler.

C’est là que ma bonne étoile est intervenue pour me mettre le coup de pied au derrière que je ne me serai peut-être jamais mis toute seule.

« Au final, il était impossible d’empêcher sa bonne étoile de tomber des cieux, si c’était ce qu’elle avait décidé de faire. » – Edwige Danticat

J’ai le sentiment d’avoir une bonne étoile. Elle me protège. Je n’ai jamais vécu d’évènements tragiques et pour ça, je la remercie tous les jours. Elle me facilite les choses aussi. Comme si j’étais toujours au bon endroit au bon moment. Certains appellent ça de la chance. Elle pose des opportunités sur mon chemin, je les saisis et c’est comme si je déroulais une pelote de laine magique. Tout s’enchaine de manière fluide…

J’ai cru reconnaître sa signature quand s’est présentée l’occasion de rejoindre avec mon mari le projet d’une jeune entreprise. C’était un défi passionnant, il y avait tout à développer. On nous proposait de devenir associés et salariés de l’entreprise. Un mix parfait d’aventure et de sécurité ! Au moment même où mon envie de changer était à son comble, quelle aubaine !

Mon mari et moi, nous avons donc quitté nos emplois respectifs. Le futur s’annonçait radieux, un nouveau challenge professionnel et notre mariage bientôt…

« C’est dans le mensonge que la vérité commence » – Dr House

Quelques mois plus tard, la réalité était toute autre. Nous découvrions la vraie personnalité de notre associé, son égo démesuré, ses mensonges et sa malhonnêteté. Ne pouvant cautionner certains de ses agissements, nous décidions d’évoquer les problèmes à la recherche de solutions possibles.

Notre associé furieux d’avoir été démasqué se rapprocha alors de l’investisseur pour décider de ne plus payer nos salaires. Quant aux parts que nous détenions dans l’entreprise et dans lesquelles nous avions investi nos économies, elles « disparurent » dans un tour de passe-passe financier.

À ce moment-là, tout semblait irréel. Nous avions l’impression d’être dans une mauvaise histoire, presque trop caricaturale, avec un associé pervers narcissique et un investisseur filou.

Nous nous marions dans quelques mois et tout ce que nous avions construit venait de s’écrouler tel un château de cartes.

« Tu bloques tes rêves lorsque tu laisses tes peurs grandir plus que ta foi » – Mary Manin Morrissey

C’était la première fois que nous avions aussi peu de visibilité sur l’avenir. La seule chose que nous connaissions, c’était la date de notre mariage. Et ce moment, nous ne les laisserions pas nous le voler !

Nous avons même décidé de maintenir notre voyage de noces familial, les billets étaient pris de toute façon. Nous prenions le parti de faire confiance à la vie et nous ménagions une parenthèse dans le tumulte.

Notre mariage fut mémorable. Nous l’avons vécu de la façon la plus intense qui soit. Nous enfilions dans la foulée nos sacs à dos pour un mois de vadrouille en Thaïlande avec nos enfants. Une grande aventure familiale !

À notre retour, nous constations que nous avions tout pour être heureux. Nous étions ensemble, tous les quatre, en bonne santé, unis comme jamais. Le principal, nous l’avions. L’argent était secondaire, il nous suffisait de trouver ses solutions.

« Au milieu de chaque difficulté se cache une opportunité » – Albert Einstein

Lorsque nous nous sommes retrouvés peu de temps avant notre mariage tous les deux sans emploi avec mon mari, j’ai cru que ma bonne étoile m’avait lâchée.

Il n’en était rien. Au contraire.

J’avais envie de changement, mon travail ne me permettait plus de m’épanouir. Ma vraie nature avait envie de s’exprimer et je la faisais taire.

Pour quelle raison ? Parce que j’avais peur. Peur de manquer d’argent si je quittais mon emploi, peur de priver mes enfants.

Ma bonne étoile m’a proposé de dépasser cette peur à travers cette mauvaise expérience, pour autant qu’on puisse la qualifier de mauvaise. Elle m’a fait vivre ma pire peur pour que je comprenne. Ensuite, elle m’a demandé : « et alors ? »

Et alors, j’avais tort d’avoir peur. Force est de constater qu’avec beaucoup moins d’argent, nous n’avons jamais manqué de rien qui ne soit indispensable. Les quelques éléments de confort auxquels nous avons renoncé n’ont eu aucun impact sur notre bonheur et ne justifiaient en rien de renoncer à construire une vie qui me ressemble. Merci la vie pour la leçon !

« Il n’y a pas de hasards, il n’y a que des rendez-vous. » – Paul Eluard

Alors, j’ai pris le temps.

Le temps de réfléchir à qui j’étais.
Le temps de réfléchir à ce je voulais faire de ma vie.
Le temps de réfléchir à mes rêves.

Ça m’a pris neuf mois. Neuf mois d’introspection, de lectures, de formations, de tests et de tâtonnements.

J’ai pris le temps de bien me connaître et de sentir ce qui me faisait vibrer au plus profond de moi. Et j’ai décidé que j’allais prendre soin de tout ça. J’ai décidé d’être moi, d’avoir une vie en phase avec ma vraie nature et de réaliser mes rêves. Rien que ça.

Puis, j’ai repensé à mes amis, mes beaux idéalistes, mes doux rêveurs, emprisonnés dans une vie qui ne leur ressemble pas, parfois broyés par un système sans cœur et sans sens.

Et je me suis trouvée bien égoïste.

Alors, je me suis dit qu’en passant, si je pouvais inspirer un maximum de personnes à se réaliser dans la vie, partager les ressources qui m’avaient été utiles, j’aurais contribué à quelque chose de beau.

C’est ainsi qu’est né, après neuf mois de gestation, La Vie et Les Rêves.

La Vie et Les Rêves, c’est un blog et une page Facebook sur lesquels je partage du contenu inspirant pour tous ceux qui souhaitent choisir leur vie, vivre leurs rêves et contribuer à changer le monde.

Pour que chacun ait envie de suivre ce sage conseil de Saint-Exupéry :

« Faites que le rêve dévore votre vie afin que la vie ne dévore pas votre rêve. »

Je vous souhaite le meilleur,

Amicalement,

Magali

Le Blog : www.lavieetlesreves.com

La Page Facebook