Je vois passer beaucoup d’articles sur la confiance en soi… Et j’aimerais tout de suite faire tomber beaucoup d’illusions néfastes que l’on a sur ce thème de la confiance dans cet article.

  • 1. Tout d’abord, il est essentiel de faire la distinction entre l’estime de soi et la confiance en soi.

Si l’estime de soi a affaire avec la valeur ou l’amour que l’on se donne, la confiance, elle ne s’acquiert que grâce à l’expérience, car on a affaire là à une histoire de capacités, qui ne se développent que grâce à l’expérimentation et l’action.

Ce qui veut dire qu’on ne peut pas grandir en confiance si on n’agit pas….

Mais le souci c’est que le manque de confiance, conduit le plus souvent à l’inaction.

Pourquoi ? Parce que la stratégie de protection la plus répandue est la fuite face à ce manque de confiance.… ce qui fait que l’on ne peut pas grandir en confiance et faire ses muscles en fuyant puisque seule l’action permet la croissance de ses capacités.

  • 2. Le problème majeur de ceux qui sont en manque de confiance est celui de la comparaison

En effet, certains sont toujours en train de se comparer… : « J’ai pas tous ces diplômes » ; « J’ai peur de parler en public », « Je n’y arriverai jamais  » «  Lui ou elle est au top ».

Ces personnes sont toujours dans la tête, dans un idéal à atteindre, plutôt que dans leur vraie énergie de vie . Et forcément comme ils ne sont pas au même endroit, ils se découragent.

Imaginez que je sois une graine de pomme et que je me compare à un immense figuier. Croyez vous que cela va me donner confiance ?

J’aurai d’abord besoin de traverser le fait que je suis une petite graine de pomme pour grandir, plutôt que de m’imaginer être ce que je ne suis pas !!! Non ?

Certains perdent donc la totale confiance en eux en se comparant à quelqu’un alors même qu’ils sont venus la chercher en les admirant : Et il trottine dans leur tête des phrases comme : « s’il faut faire cela pour réussir, alors je préfère arrêter tout de suite, car je n’ai pas toutes ces compétences»…   Vous savez, tous ces petits vélos dans la tête qui n’arrêtent jamais…

En général, beaucoup dans la vie se comparent… Beaucoup s’écroulent dans l’énergie en voyant à quel point les autres ont un talent qu’ils n’ont pas…Ou une beauté plastique qu’ils n’ont pas, des biscotos qu’ils n’ont pas…

D’autres encore s’imaginent qu’il faut être fort, puissant, super intelligent ou super beau pour avoir confiance…

  • 3. Faisons tout de suite tomber certaines illusions néfastes à propos de la confiance :

– Personne n’est parfait ! Même ceux qui vous montrent un CV à rallonge, des biscotos de rêves ou une taille mannequin…

– Personne n’est au top, ni n’est grandiose !

– Tout le monde a des failles ! Des doutes ! Des peurs ! Des émotions ! Même ceux qui affichent une force hors du commun.

– Tout le monde hésite devant une importante décision à prendre.

– Tout le monde tremble devant la nouveauté et la mise en jeu de ses compétences.

– Tout le monde craint plus ou moins le fait de ne pas être aimé.

LA CONFIANCE EN SOI N’EST PAS SYNONYME DE BEAUTÉ, DE FACILITÉ, D’ABSCENCE DE CRAINTE OU DE SUCCÈS ASSURÉ !!!

Tout le monde vit des difficultés et éprouve des émotions.

MAIS

Ce qui va faire par contre faire la différence entre les personnes et qui ce va donner la confiance en soi :

C’EST LA FAÇON DE RÉAGIR À SES ÉMOTIONS À SES PEURS OU À SES PROBLÈMES !

Pour vous donner un exemple, je vais vous parler de moi… et qui va dans le sens de ce que je vous raconte :

– J’ai vécu des immenses épreuves.

– J’ai traversé une faillite financière avec mes deux enfants sous le bras que j’ai élevé seule.

– J’ai été abandonnée, trahie

– J’ai été virée, mise au placard.

– J’ai manqué de confiance en mes capacités de rebondir

– J’ai écris mon Roman à succès «  Au Nom du Corps » (Cliquez ici )  avec la peur du rejet au ventre. ( Il est aujourd’hui best seller )

– J’ai eu des difficultés financières.

– J’ai failli m’écrouler plusieurs fois et me suis sentie souvent minable, pas à la hauteur ….

Mais qu’est ce qui a fait la différence ? Et qu’est ce qui a fait que j’ai pu en arriver là où j’en suis malgré toutes ces situations ? Qu’est ce qui a fait que je m’en suis sortie malgré tout ? A votre avis ?

En fait : Ce qui distingue un confiant d’un non confiant c’est sa façon de réagir face à ses peurs, à ses émotions et à ses doutes….

Certains pensent qu’avoir confiance c’est être quelqu’un qui ne craint rien ni personne : c’est FAUX !!!

Avoir confiance c’est avoir une réaction différente des autres face à l’adversité

Et contre toute attente :

« Un vrai confiant est celui qui s’autorise à ne pas avoir confiance, et qui du coup y fait face car il met en place les actions qui permettent de dépasser ses peurs, plutôt que de les fuir»

Un vrai Confiant : C’est quelqu’un qui ne fuit pas ses peurs et ses doutes et qui saura agir de façon adéquate face à eux. C’est quelqu’un qui les ressent pour savoir ce que ces peurs et ses doutes ont à lui enseigner et à lui transmettre !

Dans le cas contraire, s’il les fuit, ce sont les peurs et les doutes qui prennent le contrôle de la situation…

Un vrai confiant c’est quelqu’un qui n’est pas dans l’idéal de là où il devrait être, mais seulement dans la vibration de ce qu’il est vraiment.

Voici une citation que j’affectionne tout particulièrement sur le sujet : « Tout ce que vous désirez se trouve de l’autre côté de votre peur », Jack Canfield.

  • 4. En fait, il y a deux façons d’agir face à la peur

–  Se protéger, ne pas y faire face et rester dans sa zone de confort face aux émotions difficiles ( Stratégie de protection du cerveau limbique )

OU

– Traverser ses émotions de doute pour savoir ce qu’elles ont à nous transmettre…

FAÇON 1

facon-1

 

FAÇON 2

facon-2

 

  • 5. Le manque de confiance provient des blessures du passé :

Il vient des blessures subies, de la dévalorisation, ou encore de la surprotection de l’enfant qui n’a pas pu aller dans ses ressources ou se confronter à la réalité pour faire ses muscles…

Ce qui implique : une fuite de la réalité pour ne pas souffrir ( monde de l’illusion, manque d’action, procrastination : qui ne sont que des stratégies inconscientes de protection pour éviter de sentir les blessures et les souffrances ).

On s’enferme alors dans une zone de confort qui nous endort.

Le manque de confiance est donc une réaction de protection face à la souffrance

 

  • 6. POINTS CLÉS

– La stratégie de protection qui était nécessaire dans le passé aggrave aujourd’hui le manque de confiance.

– La confiance n’a rien à voir avec votre personnalité ou votre identité !!!

– C’est juste un réflexe non conscient face à la souffrance ! C’est une zone de confort dont je parlai toute à l’heure pour éviter de sentir la blessure…( Protection nécessaire enfant mais qui n’a plus lieu d’être aujourd’hui )

– Il suffit donc de remettre de la conscience sur les blessures pour guérir, ou de traverser la peur pour guérir…

– Les peurs ( sauf les peurs justifiées dans l’instant par rapport à une agression par ex) ne sont que des projections futures d’expériences passés… Elles peuvent trouver leur résolution dans l’instant, à partir du moment où on les traverse

– Ce sont donc les émotions qu’il est essentiel de rencontrer, et non pas mettre en doute votre personnalité !

– Quelqu’un ne nait pas avec un manque de confiance… Ce sont les situations qu’il vit et les peurs que cela engendre qui vont faire qu’il va installer un comportement de fuite ou de soumission (réaction du cerveau limbique à la peur) qui va devenir un comportement récurrent.

  • 7. LA SOLUTION POUR S’EN SORTIR : L’INVERSION DU DÉSIR

– L’inversion du désir = sortir de sa zone de confort, remettre en cause ce à quoi le cerveau est habitué, ce qui est porteur de routine…

– On a confiance en soi car on sait que l’on n’a pas confiance et qu’on a peur !!!

– On plonge donc dans la peur et dans la douleur pour voir ce qu’elle a à nous transmettre pour éviter que cela soit le cerveau limbique, la stratégie de protection ou le gardien qui prenne le relai …. Car la stratégie va aller à l’inverse de la résolution du problème et va même l’aggrave

– Faire des petits pas pour sortir de la zone de confort

– Faites l’action la plus proche de vous jusqu’à votre sortie de zone

– Vaincre sa peur en allant dans le sens de votre vision ( votre légende personnelle)  , ce pour quoi vous êtes nés .. l’amour et la joie que vous voulez transmettre…

Certains cherchent LA CONFIANCE en haut d’une montagne, vers un ailleurs lointain, vers un rêve, un idéal. Mais la confiance et la sécurité, elle se trouve : AU COEUR DE SOI… dans notre corps, sous nos pieds, au coeur même de ce que nous essayons de fuir le plus possible… dans ce qui vibre en nous… même si au départ ce qui vibre fait peur…

CAROLINE GAUTHIER

Auteur du Roman à succès « Au Nom du Corps » ( Cliquez ici )

 

 

 En vidéo :

 

 

POEME / OSER

« Elle savait qu’aimer c’était risquer d’avoir le cœur brisé.

Que rire c’était risquer d’être perçue comme une illuminée.

 

Elle savait que pleurer c’était prendre le risque de paraître vulnérable.

Que de se protéger c’était prendre le risque de paraître désagréable.

 Elle savait que se reposer c’était prendre le risque d’être qualifiée de flemmarde.

Que réussir c’était prendre le risque d’être qualifiée de veinarde.

 

Elle savait qu’oser c’était prendre le risque d’échouer.

Que d’être heureuse c’était prendre le risque d’être jalousée !

Elle savait également qu’avoir des élans pour quelqu’un et les montrer c’était risquer d’être rejeté et montrer sa vulnérabilité.

 

Alors préférera-t-elle ne rien faire et se taire ?

Préférera-t-elle être sécure avec ses vieilles armures ?

 

Comment pourrait-elle découvrir quoi que ce soit si elle ne tenter pas d’abord l’ impossible ?

 Un soir elle lut un livre qui changea toute sa conception de la vie et la remit dans son élan de vie.

Voici ce qu’il y était dit :

 

La vie est avant tout une aventure qu’il est essentiel de vivre pleinement pour en goûter tous ses instants.

C’est bien de la tenter et de se risquer…

C’est l’humain qui a inventé le concept sécurité avec sa volonté de tout garder et de tout protéger…

 

Il n’y a pas de sécurité dans la nature… où tout est une aventure.

 

Mais de tout cela l’être humain en a cure et ne se forge que des armures…

Tout meurt et tout renaît.

Au contact de la nature et des cycles du vivant, on apprend à tout lâcher sans trembler.

 

Éviter le danger, ne rend pas plus sécure, mais nous emmure.

Cela éloigne du vibrant et du mouvement dansant.

Rester dans sa zone de confort ne rend pas plus fort, mais lentement nous endort.

La sécurité développe des rigidités qui éloignent de la fluidité et de la créativité…

 

La dernière phrase qu’elle lut lui fit un choc

Elle la répéta en boucle dans sa tête, les soirs de tempête

 

« Apprenons à danser avec tous les instants…

Rentrons dans l’inspir et l’expir du mouvement permanent …

Soyons dans les pleins et les vides, les hauts et les bas.

N’ayons pas peur d’y poser nos prochains pas… Nous ne le regretterons pas »

 

Elle, elle OSA ! »